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209 - Dernière mise à jour : Lundi 11 Novembre 2013

Le shimaoré fout le camp

Par : Lisa Giachino

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Comme toutes les régions françaises, Mayotte se trouve confrontée à la disparition annoncée de sa langue. Le shimaoré pourra-t-il résister au rouleau compresseur du français? Si Mayotte reste effectivement dans le giron de la France, il n'existe aucun doute.

Le shimaoré fout le camp

Le shimaoré fout le camp!

Les langues maternelles sont-elles en danger?

Avec 80.140 locuteurs âgés de 15 ans et plus, le shimaoré est, de loin, la langue la plus parlée à Mayotte, devant le français (54.784 locuteurs), les autres dialectes comoriens (23.876), le malgache (23.561). Viennent ensuite l'arabe (3.199) et les dialectes d'origine malgache, kibushi et kiantalotsi (2.277). (Source: recensement Insee 2002)

Swafi, shindzuani ou shingazidja, votre shimaoré ? Le premier, considéré comme pur, est revendiqué par des villages tels que M'tsamboro, Sada, Tsingoni ou M'zouazia. Le shimaoré shindzuani, influencé par le dialecte anjouanais, est notamment utilisé à Koungou, Majicavo et Labattoir, tandis que le shingazidja, sous influence grand-comorienne, est présent à Combani, M'roale ou encore M'ramadoudou, près de Chirongui.

Deux dialectes malgaches, tous deux issus de l'Ouest de Madagascar, sont parlés à Mayotte. Le kibushi (Bushi signifiant Madagascar), le plus répandu, est présent à Handréma, Hamjago, M'tsangadoua, Acoua, M'tsangamouji, Sohoa, Chiconi, Bambo Est et Bambo Ouest, Kani-Kéli, Moutsamoudou, Dapani, M'ronabeja, Passi-Kéli et M'bouini.

Le kiantalaotsi, langue des Antalaotra, issus du métissage entre malgaches de Mahajanga et commerçants arabes, est parlé à Poroani, Ouangani, et dans deux quartiers de M'tsapéré et de Passamainty.

3.000 langues sur les quelques 6.000 langues parlées dans le monde sont menacées de disparition, selon l'Unesco. Au cours des trois siècles derniers, des langues se sont éteintes à un rythme croissant, en particulier en Amérique et en Australie.

La France à elle seule compte 14 langues "gravement menacées". En Nouvelle-Calédonie, le français a par exemple exercé une "influence dévastatrice" : sur 60.000 habitants autochtones de l'île, 40.000 ont oublié leur langue maternelle.

"Foumoilapé", "nandodgé", "dégage" ... l'intégration de mots français dans le vocabulaire mahorais ne date pas d'hier et a commencé avec les expressions châtiées que les colons prononçaient dans les plantations. Le shimaoré a également hérité de cette époque un important lexique champêtre (la pelle, la pique, la falaska (flasque), lita (le temps)...).

Mais le français n'est pas la seule influence extérieure. "Les vieux parlent un shimaoré truffé de mots arabes", indique Soulaïmana Rastami.

"D'ici dix ans, on ne parlera plus shimaoré mais créole"

Le fait que les Mahorais ne parlent pas français dès leur plus jeune âge est considéré comme un handicap, un obstacle à leur réussite scolaire et professionnelle, rarement comme une richesse culturelle à préserver. Jusqu'à présent, tous les efforts ont tendu à faire gagner du terrain à la langue française et même si ce n'était pas le but poursuivi, les langues maternelles, shimaoré et kibushi, en ont pâti. En métropole, trois générations ont suffi pour voir s'éteindre des dialectes locaux. Cela pourrait-il arriver à Mayotte? De plus en plus de parents décident de parler français à leurs enfants pour les aider dans leur scolarité. Surtout, les jeunes qui ont suivi des études parlent un shimaoré "créole" dans lequel le vocabulaire français occupe une place grandissante. Tous ceux qui s'inquiètent de l'avenir des langues maternelles mahoraises proposent une solution : les fixer par écrit et les enseigner comme langues vivantes dans les établissements scolaires.

Palabres devant la mosquée du Vendredi à M'tsapéré. En quelle langue ?

Quand j'étais petite, je parlais patois avec mes parents et tous les gamins de mon hameau", se souvient Marcelle Marchand-Maillet, qui était enfant dans les années 1930, en Savoie. "Mais quand je descendais au village pour aller à l'école, je parlais français car il y avait des élèves qui le parlaient déjà dans leur famille. Lorsque j'ai eu des enfants, nous parlions patois entre adultes. Mes enfants le comprennent à force de l'avoir entendu, mais ils ne l'ont jamais parlé et s'ils essaient de dire un mot, ils ont un très mauvais accent. Mes petits-enfants ne le comprennent même pas. Aujourd'hui, lorsqu'il y a des réunions de gens de mon âge, j'utilise le français avec des personnes avec qui, autrefois, je parlais patois. C'est devenu une gêne d'employer le patois devant des gens qui ne le comprennent pas. Même avec les paysans du hameau d'à côté, on parle français. Même avec ma sœur, car elle a du mal à trouver ses mots en patois. Je le parle encore avec ma belle-sœur mais l'autre fois, nous avons remarqué que ce n'est plus tout à fait le patois de nos parents. Par exemple, pour dire la serviette, nous ne disons plus la pila mais la servietta. Et je me demande si quelqu'un le parlera après nous..."

Le français, "langue du pain"

Les jeunes filles mahoraises d'aujourd'hui, qui deviendront grand-mères d'ici quelques décennies, raconteront peut-être la même histoire. Le scénario qui a vu les dialectes locaux des quatre coins de la France quasiment réduits à l'état de folklore pourrait bien se répéter à Mayotte. Certes, on ne peut comparer les simples patois fIançais avec les langues comorienne et malgache et leurs variantes locales, le shimaoré et le kibushi kimaoré. Mais les langues maternelles de Mayotte, aussi vivantes soient-elles pour l'instant, n'en paraissent pas moins menacées pour les générations à venir. "C'est parti pour que la langue disparaisse", affirme ainsi Soulaïrnana Rastami, professeur de shimaoré dans le cadre de l'association Shime. "D'ici quelques années, si on ne donne pas plus de place au shimaoré, nous aurons perdu l'un des meilleurs éléments que nous pouvons apporter à la richesse nationale. "

A l'origine du problème, la prédominance du français, langue de l'école, de la réussite professionnelle et de l'ouverture sur le monde, "langue du pain", comme la nomme Rastami.

"Partout dans Mayotte, les gens voyagent, il y a la télé, les parents luttent pour que leurs enfants aillent le plus loin possible dans leurs études", constate cet instituteur en formation. "Tout le monde prend conscience que nous vivons dans un espace fini et qu'on a besoin de s'ouvrir au monde. Et pour cela une seule fenêtre.. le français. Les gens sont très contents d'entendre leurs enfants prononcer beaucoup de mots français. Ils s'inquiètent peu de leur mauvais shimaoré... la langue se perd."

Un retournement de situation radical si l'on repense à la méfiance des Mahorais face aux premières écoles françaises. "Au départ, nos parents avaient refusé d'envoyer leurs enfants à l'école de peur qu'ils soient christianisés", se souvient Chamsidine Kordjee, responsable des archives orales du Conseil général. "Ce n'est que récemment qu'on a compris l'utilité d'aller à l'école.

Maintenant, tout le monde veut travailler dans un bureau pour percevoir un salaire mensuel... Le français gagne du terrain depuis l'implantation des écoles maternelles, et aussi avec RFO. On ne peut plus décrocher les enfants des dessins animés, et même nos parents commencent à regarder les feuilletons... " La progression du français, voulue par le système scolaire et l'administration, ne serait pas un mal si elle laissait place à l'épanouissement des langues maternelles. Mais la cohabitation entre français, shimaoré et kibushi est loin d'être harmonieuse et équilibrée. Au sein même des familles, lieu de pratique des langues maternelles par excellence, le français arrive parfois à s'imposer. Soucieux de voir leurs enfants réussir leur scolarité, de plus en plus de parents ayant suivi des études choisissent de leur parler en français, ou bien mélangent plusieurs langues. Jonglant eux-mêmes entre leur parler maternel et celui qu'ils ont appris, certains ne savent plus à quelle langue se vouer...

Maholida Mbechezi, linguiste et enseignante, a adopté le français pour s'adresser à son fils. "Il parle kibushi dehors, avec ses copains, sa grand-mère, sa nounou... Si on lui parle malgache il nous répond en français et si sa nounou lui parle français il répond en malgache. Il garde toujours la langue du premier contact", remarque-t-elle. "Mon mari et moi parlons toujours français, sinon il serait perdu. Quand il nous entend parler malgache, ça le fait rire. Il faut bien séparer les deux langues, qu'il puisse faire la part des choses. Du coup, il parle très bien les deux. Il a même plus de vocabulaire en kibushi."

Quand les parents parlent français, c'est auprès des grand-parents que les enfants apprennent leur langue ancestrale

Chamsidine Kordjee a adopté la stratégie inverse. "Il y a des familles qui ont décidé de parler français à leurs enfants, et cela contribue à affaiblir les langues maternelles. Moi, non. Je leur parle un peu shimaoré, un peu kibushi même s'ils ne le comprennent pas bien, et un peu français. Ils arrivent à faire la part des choses. Il ne faut pas qu'ils ressentent la contrainte à parler telle ou telle langue."

Lorsque les parents choisissent de parler français à la maison, les relations avec les grand-parents sont primordiales pour que les enfants conservent leurs racines linguistiques. "Les enfants qui ont gardé des liens directs avec leurs grandparents ont réappris leur langue ancestrale", observe David Jaomanoro, responsable du secteur jeunesse du Centre de documentation pédagogique. "Mais ceux qui n'ont pas cette chance vont la perdre. Il suffira de 25 ou 30 ans."

Un danger plus immédiat menace cependant les langues maternelles. "Quand on parle à un ancien camarade, on emploie un shimaoré qui n'est pas bon mais très plaisant. Ceux qui le parlent ont l'impression de très bien trouver, les mots", explique Soulaïmana Rastami. "On parle un medley. On respecte grammaticalement la partie swahili en y mêlant des mots de français. C'est ça la façon d'être "in". Plus ça avance, plus il y a de mots français dans les phrases."

"Déjà, on ne parle plus le vrai shimaoré", renchérit Chamsidine Kordjee. "Les jeunes n'arrivent pas à dire des phrases entières sans français. D'ici dix ans, on ne parlera plus shimaoré mais créole. Il y a une mentalité selon laquelle on doit se montrer intellectuel... Les gens font exprès d'utiliser des mots français. Il y a aussi des raisons de facilité. Il faut creuser pour trouver les mots que l'on n'utilise pas souvent." Et il devient de plus en plus difficile de creuser : à force de les remplacer par des termes français, les jeunes oublient carrément l'existence d'expressions mahoraises.

Selon Soulaïmana Rastami, les habitants de l'île commencent cependant à prendre conscience de l'importance des langues autochtones. "Il y a une sorte de réveil, tout le monde s'accorde à dire que les jeunes ne savent pas bien parler shimaoré. Il y a trois groupes de personnes qui s'en préoccupent. D'abord, le commun des mortels qui, à chaque fois que se constitue un petit groupe, essaie de jouer le jeu de la langue. Ensuite, les politiciens qui doivent à la fois parler français et shimaoré, même si peu arrivent réellement à parler leur langue. Et puis, les linguistes."

Le "medley" des jeunes branchés

Des travaux ont été effectués pour fixer la base grammaticale du shimaoré, des dictionnaires écrits, mais chaque auteur utilise l'orthographe qui lui semble la plus pertinente. Pour aller au-delà, il faudra décider d'une zone géographique de référence -la langue est différente selon les villages - et "déterminer les frontières entre les mots". "Nous devons bientôt travailler à la mise en place d'une réglementation de l'écriture", explique Soulaïmana Rastami. "C'est un travail de longue haleine. On va se heurter aux positions variées des linguistes." L'association qu'il préside, Shime, a écrit au Conseil général pour lui demander de soutenir la fixation de l'alphabet. Elle n'a pour l'instant reçu aucune réponse.

"Il faut non seulement écrire la langue mais il ne faut pas s'arrêter là, car le grec et le latin sont écrit !; mais ce sont des langues mortes", souligne cependant l'instituteur. "Il faut que le shimaoré puisse être enseigné à l'école, je pense à partir de la 6e. Car une fois qu'on s'est débattu pour comprendre la grammaire française et qu'on commence l'anglais, on a de la place pour sa langue maternelle. Cela permettrait de faire un bon face à face avec les autres langues. On aurait avec le shimaoré un bon outil pour l'instruction des enfants. Il ne remplacerait pas la langue française mais constituerait une matière scolaire."

Une idée sur laquelle a commencé à se pencher le vice-rectorat. "Mais ça ne peut pas se faire n'importe comment", précise Philippe Couturaud. "Il faut d'abord faire un travail universitaire à propos de ces langues et j'envisage de travailler avec l'Inalco."

Pour Chamsidine Kordjee, les Mahorais ne sont néanmoins pas prêts à faire étudier les langues maternelles à leurs enfants. " Il n'y a pas de volonté politique parce que les Mahorais espèrent que Mayotte devienne un département français. Pour eux, l'apprentissage des langues maternelles, la mise en valeur de la culture locale freinerait ça. Peut-être qu'après 2010, une fois qu'ils auront eu ce qu'ils veulent, ils auront envie de revenir à leurs langues."

Après avoir imposé la langue nationale au détriment des cultures locales, la France tend pourtant aujourd'hui à reconnaître les spécificités de ses territoires. Dans plusieurs départements d'outremer et dans des régions métropolitaines à forte identité, l'enseignement facultatif des langues locales a ainsi été mis en place. "Il faudrait que les détenteurs de la langue s'affichent", conclut Soulaïmana Rastami. "Il y a beaucoup de choses qui se perdent mais puisqu'on se dit que ça ne sert pas, ce sera perdu."

Pour trouver le bon mot

Chamsidine Kordjee, responsable des archives orales et passionné de langues, prépare un bulletin semestriel intitulé "Taãrifa" ("Les nouvelles"). Dans le premier numéro, qui devrait paraître en janvier prochain, des expressions aussi rébarbatives qu'appointements, adjudication, contractuel ou "pour convenance personnelle" seront traduites au sein d'un lexique consacré à l'administration. A chaque parution, un lexique thématique permettra aux locuteurs shimaoré et kibushi de trouver le bon mot pour s'exprimer sans recourir à des termes français. Des textes historiques - l'acte de cession de Mayotte à la France - politiques - un discours de Brigitte Girardin - poétiques, des contes et des devinettes y seront également transcris en fIançais, sbimaoré, kibushi et kiantalaotsi, en caractères latins et arabes.

"D'abord unifier les langues"

Ali Halifa, est conseiller général de Chirongui et responsable de la Commission formation, jeunesse et culture du Conseil général.

Que pensez-vous de l'idée d'enseigner le shimaoré et le kibushi dans les établissements scolaires ?

Je n'y suis pas défavorable, mais il faut d'abord travailler ces langues, les unifier, car pour l'instant on a des dialectes qui ne sont pas tous les mêmes. Pourquoi ne pas faire des recherches ? Nous avons actuellement des gens compétents. Si le vice-rectorat accepte, nous y serons très favorables.

C'est justement ce que demande l'association Shime, qui a adressé au Conseil général une lettre lui demandant de soutenir les démarches en faveur de la fixation de la langue...

Le Conseil général est ouvert à toutes les associations si elles vont dans le sens de l'intérêt de Mayotte, surtout s'il s'agit de développer les langues. Et au niveau de l'éducation nationale, des commissions travaillent là-dessus. Nous souhaitons travailler avec le vice-rectorat.

On ne cesse de répéter que les Mahorais veulent avant tout que leur île devienne un département français. Cela va-t-il à l'encontre de la, mise en valeur des spécificités locales ?

Si on suit les textes de sa Constitution, la France accepte toutes les spécificités. Pourquoi pas Mayotte ? Le droit commun accepte toute diversité. L'Etat français nous acceptera comme nous sommes.

Le complexe kibushi

Si un long travail est nécessaire pour fixer et enseigner le shimaoré, que dire du kibushi kimaoré, le dialecte malgache de Mayotte? Cette langue est tellement méconnue qu'une affiche de la Dass contre le paludisme portait, en guise de traduction kibushi, un texte rédigé dans la langue officielle de Madagascar... un parler complètement étranger aux Mahorais d'origine malgache. "Personne ne comprenait rien !", sourit la linguiste Maholida Mbechezi. Dans le cadre de l'Institut d'apprentissage du français, supprimé en 2001, la jeune femme avait décrit la phonologie et commencé à fixer la syntaxe du kibushi. Rien n'a été fait depuis. "Les gens me demandent. Pourquoi retranscrire le kibushi alors que le malgache écrit existe ? Mais ça n'a rien à voir."

"Le kibushi est tellement imprégné du shimaoré, du bantou, de l'arabe qu'il n'a rien à voir avec le malgache", explique en effet David Jaomanoro, originaire de Madagascar. "Il est issu du parler sakalave de la côte Ouest de Madagascar. Ceux qui viennent d'autres régions ne comprennent rien au kibushi. C'est un vieux malgache. Avec les gens de Chiconi, je retrouve le parler de mes grand-parents." Pourvu d'une structure moins compliquée que celle du shimaoré, le kibushi ne comprend pas de marque du pluriel sur le nom, pas de différence entre le je et le moi, pas de conjugaison. "On dit "Moi vouloir de l'eau"", indique Maholida Mbechezi. Le kibushi subit non seulement la domination du français, mais également celle du shimaoré. Absent des médias, il n'est utilisé que s'il constitue la langue maternelle de tous les interlocuteurs. "Un seul Mahorais devant un public de centaines de kibushi va toujours imposer sa langue", s'insurge Chamsidine Kordjee, responsable des archives orales. "Souvent, les gens ont honte de s'exprimer en kibushi. On le considère comme une langue de seconde zone. Dans les mariages, les réunions publiques et politiques, les mosquées, c'est toujours le shimaoré qui domine. RFO ne participe pas à l'épanouissement des langues. Je suis l'un des seuls à oser m'y exprimer en kibushi. Les malgachophones comprennent tous le shimaoré mais ont du mal à y répondre. Ils sont complexés."

Le kibushi, minoritaire, est donc selon lui davantage menacé que le shimaoré. "Déjà, beaucoup de villages qui parlaient malgache ne le parlent plus. Par exemple, à Pamandzi, les habitants du quartier Sandravoingui s'expriment maintenant en shimaoré à part quelques familles. "

 

Li.G. 

 

Date de mise en ligne : Mercredi 25 Avril 2007 - 6120

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