Les précautions sanitaires à observer à Mayotte Toutefois, il faudra veiller à prendre quelques précautions qui s'appuient sur le simple bon sens, comme de ne pas s'exposer aux rayons du soleil : de toutes façons, vous ne bronzerez guère à Mayotte : avec un taux d'humidité qui dépasse souvent les 90%, les ultra-violets n'arriveront pas à brunir votre peau. Il existe quelques risques de paludisme à Mayotte, comme sur l'ensemble des îles des Comores, mais ces risques concernent principalement la brousse et très peu Mamoudzou ou Petite Terre. Il est tout de même recommandé de se protéger des moustique qui transmettent les maladies comme le paludisme ou le chikungunya qui a tant fait parler de lui en 2006.
On a recensé quelques cas de choléra ces dernières années. Mais ils semblaient ne concerner que des personnes originaires d'autres îles (Anjouan, Madagascar...). Malgré tout, appliquant le principe de "précaution sanitaire", une vaste campagne de vaccination contre le choléra a eu lieu en novembre 2000. Cette campagne a fait l'objet des plus extrêmes réserves de la part du corps médical qui doute de son efficacité. On attend toujours une distribution d'eau potable digne de ce nom..., seule garante de la santé publique.
La pollution des rivières a atteint des sommets à Mayotte : c'est bien souvent le seul endroit où les femmes peuvent faire leur lessive en l'absence d'endroit adapté dans les villages. Peu de point d'eau potable public... Etant payant, ils ne peuvent être accessibles à tout le monde, notamment aux sans-papiers (il faut en effet montrer patte blanche pour pouvoir acheter la carte qui permet de tirer de l'eau). De plus, ces pompes ont subi des dégradations et aujourd'hui, en 2009, très peu sont encore en service. A la DASS, on n'écarte pas l'idée que ces dégradations pourraient être le fait de mahorais, mécontents de la présence des clandestins. En saison sèche, les rares rivières de Mayotte se transforment en véritables cloaques. Les travaux d'assainissement ont eu lieu il y a quelques années à Mamoudzou. Encore faut-il que les habitations y soient reliées. Peu de propriétaires ont fait l'effort financier demandé. Les sources de pollution (sacs plastiques, canettes et autres) arrivent plus vite que les travaux de salubrité publique n'avancent!
Depuis la mise en place de la sécurité sociale à Mayotte, un autre problème risque de se faire jour : les clandestins n'ont plus accès aux services de santé aussi facilement qu'avant : c'était un des buts recherché dans cette évolution. Malheureusement, microbes, virus et autres ne demandent pas leurs papiers à ceux qu'ils infestent. Une épidémie à Mayotte pourrait prendre maintenant une ampleur à laquelle il serait difficile de faire face. Le milieu des clandestins est évidemment un milieu fragilisé où peuvent se développer des maladies : alimentation souvent défaillante, habitat insalubre et accès à l'eau potable et au système de santé limité et payant.
Dans les autres îles (Grande Comore et Anjouan notamment), où la situation sanitaire est encore plus "dégradée" qu'à Mayotte, il est plus prudent de prendre les précautions habituelles pour l'eau et les aliments.
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